Les métiers de l'animation

Je profite que quelques stagiaires soient restés fidèles au blog pour faire un petit aparté sur les métiers de l'animation : peut-être y-en a t-il parmi vous qui veulent en faire leur métier (n'est-ce pas, Patacolle ?), c'est le moment d'être attentif.

Tout d'abord, il faut savoir que, théoriquement, on ne peut faire carrière qu'avec un BAFA ou un BAFD voire les deux. En effet, ces brevets sont des brevets volontaires, c'est à dire que vous pratiquer l'animation en tant que "job d'été" ou petits jobs dans les centres de vacances et/ou de loisirs.

Je précise que cela est théorique. J'ai, dans mon équipe de permanents, des personnes qui n'ont que le BAFA ou le BAFD. Nous essayons de les professionnaliser mais cela prend du temps.

Pour en faire sa profession, il faut passer un diplôme professionnel, logique, non ?

Les diplôme sont :

BAPAAT (Brevet d'Aptitude Professionnelle d'Assistant Animateur Technicien de la jeunesse et des sports)

BEATEP (Brevet État d'Animateur Technicien de l'Éducation Populaire et de la jeunesse) progressivement remplacé par le BP JEPS (Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l'Education Populaire et du Sport)

DEFA (Diplôme d'Etat relatif aux Fonctions d'Animation) progressivement remplacé par le DE JEPS (Diplôme d'Etat de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport)

DEDPAD (Diplôme État de directeur de Projet d'Animation et de Développement) progressivement remplacé par le DES JEPS (Diplôme d'Etat supérieur de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport)

Explications des remplacements :

Le ministère de la jeunesse et des sports a décidé de refondre complètement le système de brevets car :

-il existait plusieurs diplômes très ressemblants en terme de technique (Notamment les brevet d'éducateurs sportifs qui faisait appel à des techniques d'animation)
- le coût d'organisation des diplômes de la jeunesse (Beatep, Defa, etc.) et des diplômes sportifs (BEES) étaient exorbitants

Conclusion : regrouper les diplômes ayant des points communs en animation. Ainsi le BEES 1er degré (Brevet d'Etat d'Educateur Sportif) disparaitra comme le BEATEP au profit du BP JEPS et ainsi de suite pour les autres niveau.

L'animation est un métier, je le revendique haut et fort. Certes, tout le monde imagine que l'animation ce sont des feux de camps, Hugues Aufray et des Chamalows grillés mais c'est aussi :

- une connaissance de la législation
- l'adaptation de cette législation sur le terrain
- une connaissance accrue des différences entre les tranches d'âges
- des connaissances de techniques d'animation et, surtout, une vraie connaissance de la manière de les retranscrire face à un public
- Une certaine conception de la qualité de la relation, de la sécurité physique, affective et psychologique de l'enfant
- une réelle capacité de travail en équipe, une prise en compte de l'autre, de ses remarques
- une capacité d'évaluation et, donc, d'évolution
- une connaissance d'activités, de chants, de jeux qui se fait avec l'expérience

Vous voyez, ce n'est pas si facile que la majorité des gens le pensent. Vous en avez eu une (petite) idée de ce monde en BAFA. Que ceux qui le veulent plonge, on vous attend !

Pour plus d'infos, cliquez ici, n'hésitez pas à poser vos questions par ce blog, je ferai de mon mieux pour y répondre

Mein General
# Posté le mardi 12 août 2008 04:04

Histoire de rouge à lèvres (référence pour ceux qui étaient en TG avec moi)

Histoire de rouge à lèvres (référence pour ceux qui étaient en TG avec moi)
ATTENTION : Texte long -copier ce texte sous word et prenez le temps de le lire-

Voici le texte de référence qui m'a servi lors de la partie "relation" du TG dont j'avais la charge, merci à Victor-"English man in paris"- pour ses talents d'écriture :

Important : Yang Tsui est une référence employée par Victor pour expliquer ses théories, je lui ai demandé de m'envoyer la totale de ses écrits afin de mieux le comprendre. j'attends sa réponse, bonne lecture !

Révérences et courbettes, chers et avertis lecteurs, du haut de mon clavier, sur mes voyelles perché, je vous salue,

Vous ai-je déjà parlé de mon frère ? Il s'appelle Grégoire et est de 7 ans mon aîné, il chatouille donc sa trentaine passée avec allégresse et compte dans son entourage (tenez-vous bien, c'est un scoop) des femmes de son âge.

Il n'y a pas très longtemps, il m'a fait part d'une réflexion qui m'a beaucoup plue. Aussi ai-je fait quelques recherches pour trouver les correspondances chinoises qui traitent du même thème.

Sa réflexion était la suivante : « On entend souvent des femmes dire que c'est quand elles ne s'y attendent pas qu'elles rencontrent ''zi man of zeir laïfe'' ». Grégoire disait qu'il est tout à fait naturel qu'une femme attire plus un homme quand elle n'a pas l'air affamée, prête à se goinfrer le premier géniteur venu.

Ces petits commentaires un peu salés m'ont amusé et je suis parti en quête des écrits des grands maîtres chinois qui se sont eux-même penchés sur la question.

Or il s'avère que Yang Tsui (dont je vous ai déjà parlé maintes fois) a plongé son esprit fin et gracieux au centre de ce problème de société intemporel : comment rencontrer l'âme s½ur ?

Vous connaissiez les penchants philosophiques de notre ami Yang Tsui, mais vous ignoriez peut-être qu'avant de se rendre sur la montagne pour dispenser ses conseils et fumer sa pipe, Yang Tsui était l'Adam Smith de l'Asie, le concepteur génial de mille et une théories économiques, équivalent du ministre des finances et émulateur des premières réflexions sur l'offre et la demande - ce qui n'est pas le moindre des paradoxes pour ce pays, mais qui explique, au moins partiellement, pourquoi Mao a censuré ses écrits pendant le siècle précédent.

L'offre et la demande chez Tsui :

Ce brillant chinois articulait sa conception autour de trois concepts clefs :

1. tout ce qui se vend ne se vend que parce qu'il peut être acheté, pour acheter, il faut réunir deux conditions : pouvoir acheter et vouloir acheter

2. dans la situation dans laquelle l'offre est limitée et la demande vaste, donc la volonté et le pouvoir d'achat répandus, alors le prix augmente (on parle ici d'élasticité) ; le prix se stabilise alors à un niveau auquel toute l'offre peut être vendue (dans le prix, on peut intégrer des paramètres relatifs au service après vente, à la garantie, à la livraison, à la maintenance, etc.)

3. pour justifier un prix élevé, l'offre se contracte de sorte qu'elle s'inscrive dans un déséquilibre avec la demande, ainsi, la demande est plus à même de faire des efforts sous peine de ne pas être satisfaite (puisque l'offre se raréfie)

Reprenons, si vous le voulez bien chaque point de l'approche Tsuiienne et traçons les droites qui font correspondre son modèle avec l'économie moderne.

1. Pour permettre de vendre, il faut favoriser l'augmentation des deux facteurs nécessaires et suffisants à l'achat : le pouvoir et la volonté d'achat.
a. Pour augmenter le pouvoir d'achat, il faut considérer que les producteurs de biens de consommation sont aussi les consommateurs, ainsi, si l'on augmente les rétributions financières des producteurs, leur pouvoir d'achat sera plus élevé, ils achèteront plus et feront faire plus de bénéfices à l'entreprise, initiant ainsi un cercle vertueux générateur de richesse. Ce principe est connu en occident pour avoir été appliqué par Ford, notamment pour la vente de la Ford T au siècle dernier.
b. Pour augmenter la volonté d'achat, il faut mettre le besoin en évidence chez les acheteurs et le créer le cas échéant. Ce processus est connu aujourd'hui sous les appellations « marketing », « communication » ou autre « publicité », concepts éminemment traités par Porter dans la seconde moitié du XXème.

2. Très simplement ici, quand il y a plusieurs candidats à l'acquisition d'un bien, celui qui en offre le meilleur prix à toutes les chances de l'emporter. Aussi, quand les biens à acheter sont rares, seuls ceux qui peuvent y mettre le prix seront servis. Il y a parfois un déséquilibre total entre la valeur intrinsèque d'un bien et son prix de vente à cause de la contraction de l'offre et/ou à cause de la dilatation de la demande. Nous connaissons la formule célèbre qui illustre cet aspect : « Ce qui est rare est cher ».

3. Quand les producteurs tiennent à ne vendre qu'au-dessus d'un prix plancher, ils doivent justifier leur prix d'une manière ou d'une autre (avancée technologique, nouveauté, qualité, services connexes, esthétique, pouvoir de reconnaissance - par exemple dans le luxe, etc.). Mais il existe un autre moyen de justifier un prix élevé car si ce qui est rare est aussi cher, peut-on dire que ce qui est cher est rare ? Le défi, c'est de dire qu'on va réduire la production artificiellement (ou la distribution) de sorte qu'on crée une rareté qui justifie le prix plus élevé de ce qui est rare.
a. Exemple : Je vous donne une illustration récente de ce phénomène : les trottinettes - nommées pour l'occasion « patinettes ». Ce mode de transport vieux de plusieurs décennies est érigé en nouveauté vers 1995 et sa diffusion est contrôlée pour permettre à tous les DJ avec bouc ou autres webmasters cocaïnomanes de se positionner en tant que précurseurs d'un nouveau genre - avec en bonus le pantalon de treillis. On voit les milieux branchés (et qui peuvent et veulent acheter) compter les trottinettes par dizaines. Elles sont alors vendues 895 francs (pour deux morceaux d'aluminium et trois bouts de plastique !). Ca y est, le monstre est lancé, tout le monde en veut et comme le produit est cher, il est impliquant et comme il est rare, il est élitiste et comme il est élitiste, ceux qui ne font pas partie de l'élite - c'est-à-dire à peu près tout le monde - et qui veulent en faire partie - c'est-à-dire une grande proportion de tout le monde - cherchent à s'attribuer les signes de reconnaissance de ladite élite - qui n'est pas glorieuse au vu de ses représentants. Quand la plus grande partie de l'élite (les prescrïpteurs) susceptible d'acheter une trottinette, a acheté une trottinette, alors, et ni trop tôt, ni trop tard, alors les prix peuvent baisser pour permettre aux ambitieux de s'équiper de cet outil aussi peu pratique que dénotant de panurgisme stupide et profond. La trottinette est alors vendue 600 francs (30% de moins que le prix de vente initial). Les moutons s'équipent et les nouvelles cibles sont ceux qui ne « pouvaient » pas acheter jusqu'alors. Les prix baissent. Et aujourd'hui, une trottinette est vendue moins de 300 francs dans n'importe quel Décathlon. On peut toujours dire que comme le marché était mûr, plusieurs producteurs se sont investis dans ce segment et que par l'effet conjoint de la concurrence et de l'économie d'échelle, les prix ont baissé... mais il faut surtout se demander ce qu'il en aurait été des ventes si les prix n'avaient pas été élevés au début et les produits rares.
b. Il y a quelques années, fut ouvert à Paris un théâtre nommé « Théâtre Populaire ». Ce théâtre subissait de grosses pertes à cause du manque d'affluence. Le ministre de la culture de l'époque a judicieusement fait remarquer que si on voulait que le peuple aille au théâtre, il fallait le nommer « Théâtre de l'Aristocratie ».

Qu'est-ce que le marché ? Le marché est une entité dans laquelle se rencontrent ceux qui veulent vendre (les producteurs) et ceux qui veulent acheter (les acheteurs). Le prix est la valeur à laquelle ceux qui veulent vendre vendent et où ceux qui veulent acheter achètent.

Adam Smith est connu pour ses travaux en économie et notamment pour une métaphore merveilleuse : la main invisible. Il dit que dans un marché idéal (fluidité de l'information et des biens, transparence et limpidité), quand tous les acteurs (acheteurs et vendeurs) agissent dans un profond et parfait égoïsme, ils agissent pour le bien généralisé du marché tout entier. Ce paradoxe qui intègre que l'égoïsme individuel engendre le bien collectif, Adam Smith l'a appelé « La Main Invisible ». Cette main qui équilibre le marché. La Main Invisible d'Adam Smith est à l'économie ce que le Deus Ex Machina est au théâtre.

Par extension, on peut considérer que tout ce qui entrave l'égoïsme des acteurs individuels dans un marché est un parasite qui pollue le bien collectif. Aujourd'hui, si Mc Donald est si développé en France, c'est qu'une grande population est prête à dépenser le prix demandé pour le produit offert. Quand José Bové (tête de la confédération paysanne en France) démonte un restaurant Mc Donald pour préserver ses compatriotes des affres de la mal-bouffe, il se trompe de problème. Mc Donald a trouvé son marché. Une bouffe pas bonne, soit, mais pas chère et régulière dans sa saveur. Si José Bové avait réfléchi, il n'aurait pas cherché à démonter un restaurant, mais les clients - or ces clients ont le droit de mal manger, tant qu'il leur reste des droits, il est possible à notre José national de les avertir, mais pas de défendre, à l'encontre du marché, ses opinions que bien des consommateurs de partagent pas. C'est surtout inutile... la courbe de vente de Mc Donald n'a pas changé d'un poil depuis l'incident.

Revenons-en à nos moutons.

Yang Tsui, comme tous les grands hommes de sa génération était un touche à tout, il s'impliquait dans les sciences sociales en plus de ses fonctions initiales.

J'ouvre une petite parenthèse pour introduire maintenant un aspect de Yang Tsui qui doit vous être familier pour comprendre sa démarche réflexive dans sa globalité. Yang Tsui considère que tout ce qui est absolu est hors de la portée de l'homme (ceci est un des piliers théoriques des philosophies Grecque, Arabe et Franco-allemande des Lumières). Il conçoit les sciences comme la recherche de loi qui régissent ce qui est, a été et sera - permettant ainsi aux hommes de réduire leur marge d'erreur dans la compréhension de l'univers qui les entoure et qu'ils constituent.
Ce qui caractérise particulièrement Yang Tsui, c'est sa conviction que tout ce qui existe n'est régi que par une seule et même loi, la loi unique, la loi universelle, La Loi. Cette loi est, selon lui, absolue et de fait, hors de la portée des hommes, de l'Homme. Aussi nos sciences constituent-elles de timides approches de cette grande loi et mettent-elles en valeur des estimations d'approximations de règles qui expliquent le mouvement des astres, des continents, la lumière et le corps humain, les écosystèmes et l'énergie, l'économie et la mode vestimentaire, les langages et les musiques, la peinture et la gastronomie.
Le dénominateur commun de ces règles, quand elles sont bien constituées, c'est leur connexion à La Loi, aussi Yang Tsui, dans ses réflexions les plus poussées, s'est amusé à établir des correspondances entre les disciplines pour mettre en relief des aspects communs d'un domaine à l'autre.
Dans le cas présent, il connecte l'économie aux sciences sociales.
Pour précision, Yang Tsui considère que les femmes constituent traditionnellement l'offre et que les hommes constituent la demande. Il considère également que, au sein du peuple féminin se trouvent des individus à tendance « offre » (les belles) et d'autres à tendance « demande » (les laides). De la même manière on trouve dans le peuple masculin des individus à tendance « offre » (les riches, les forts) et d'autres à tendance « demande » (les pauvres, les faibles). Les femmes (offre) à tendance « offre » sont très favorisées et les hommes (demande) à tendance « demande » sont très défavorisés. Pour vous convaincre de cet aspect sur lequel nous reviendrons, il vous suffit de vous demander combien de très belles femmes vous connaissez sont mariées à des hommes pauvres et combien d'hommes très riches sont mariés à des femmes laides (amusant n'est-ce pas ?).
Fin de la parenthèse.

Dans les temps reculés où les hommes vivaient de chasse et de cueillette, la femme était prise par l'homme qui la voulait et qui pouvait la prendre. Ici, le facteur discriminant était le pouvoir, car si plusieurs hommes voulaient une femme, seul un réussissait à s'imposer et à la prendre. Les hommes (les mâles) joutaient - parfois jusqu'à la mort - pour déterminer lequel serait celui qui hériterait du gros lot (la femme convoitée par plusieurs hommes). Cet aspect ressemble étrangement aux combats et rituels qui constituent les approches nuptiales de bien d'autres mammifères (les cerfs, les lions, etc.) et nous permettrait d'établir une autre correspondance entre les sciences sociales et la biologie ou l'étude du règne animal - ce qui fera, j'en suis sûr, l'objet d'une prochaine réflexion rapportée postérieurement.

Les problèmes et les sciences sociales sont apparus en même temps : quand on a commencé à demander son avis à la femme, quand les femmes ont eu le pouvoir de dire oui ou non, et surtout non.

Les femmes obtenaient alors leur double rôle dans le marché, elles devenaient alors, à l'instar des hommes, acheteuses et achetées. La belle femme avait alors une cour, au même titre que le bon chasseur ou l'homme riche avait des groupies.

Dans cet imbroglio néoformé, il fallait démêler les n½uds de la séduction et de la conquête, mais déjà se profilaient les lois qui régissent le marché du célibat contemporain. Pour comprendre ce marché, il faut comprendre les monnaies avec lesquels on payait, de part et d'autre, le prix du produit.

Si comme le dit John Gray, les hommes viennent de Mars et les femmes de Venus, ils n'ont pas apporté sur Terre que leur langage, ils ont également apporté leur capital. Pour illustrer ces dires, je vais vous emmener à une transition historique, anthropologique plus lointaine encore...

Yang Tsui était un darwiniste avant Darwin. Aussi avait-il porté beaucoup d'intérêt à la naissance de l'humanité... quand l'homme singe devenait homme et de fait, quand la femme singe devenait femme. Les pré-hommes étaient couverts de poils et se tenaient à quatre pattes, exhibant leurs parties génitales à la vue et au nez de leurs congénères.

Un homme (singe ou pas) est toujours en rut. Une femme (singe ou pas) répond à des cycles (chaleur, ovulation, etc.). Le sexe de la femme, toujours exposé (et seule partie du corps dénuée de poils) permet de jauger de sa chaleur en fonction de sa turgescence. Plus le sexe de la femme est rouge et humide, plus l'homme a de chances de bien être accueillie pour une petite saillie.

La communication était réduite à son plus simple appareil :

Je vois que tu veux... donc je peux. (l'homme)

Bon, d'accord. (la femme)

(Remarquez encore une fois que la femme, déjà dans son prologue, parle avec des signes que l'homme doit interpréter et intégrer dans son comportement)

Il s'est produit un événement des plus étranges, hommes et femmes se sont progressivement redressés, leurs mains ont quitté le sol, leurs poils se sont raréfiés. Dès lors, la femme a connu une mutation intéressante, un avant-après qui interpelle :

Avant : elle avait des poils partout sur le corps sauf sur son sexe exhibé.

Après : elle n'avait des poils nulle part sur le corps, à l'exception de son sexe enfoui à l'intérieur de ses jambes, empêchant l'accès aux yeux et au reste des hommes.

Il existe des théories selon lesquelles à l'instant où la femme cachait sa chaleur entre ses jambes, son sexe ne pouvait plus constituer son seul « outil » de communication quant à son état d'excitation. Le sexe de la femme était avant un objet de désir qui était le centre névralgique de l'attention qu'un homme pouvait lui porter. Une fois debout, une fois son sexe caché, une fois sa turgescence enfouie, la femme a dû devenir un objet de désir à part entière, aussi a-t-on vu poindre une poitrine protubérante (rappelant les fesses de la saillie) et, plus généralement, une femelle désirable dans tout son corps - contrairement avec une femme uniquement attirante via son vagin, et uniquement quand ce dernier appelle le mâle.

(Le rouge à lèvres que nous connaissons aujourd'hui ne serait autre qu'un rappel du vagin turgescent d'excitation d'une femelle désirante et désirable.)

Il est intéressant de se pencher sur une conséquence directe de cette double évolution : comme l'homme ne sait plus quand la femme est excitée, comme la femme est perpétuellement attirante, alors, les hommes sont continuellement enclins à conquérir les femmes (leur excitation est opaque et leur « beauté » est généralisée).

La chaleur n'est plus du tout évidente et l'homme doit tester la femme pour évaluer à quel niveau d'excitation elle se trouve. Il doit la jauger et ainsi commence l'inscrïption de l'homme dans le rôle de la demande.

Et ainsi commence l'inscrïption de la femme en tant qu'offre...

Et ainsi commence la non-fluidité de l'information car la chaleur de la femme (condition sine qua none à l'homme perpétuellement en rut pour l'accouplement). Cette information est monopolisée par un seul acteur qui est aussi le détenteur de l'offre : la femme.

Nous nous trouvons désormais en face de ce que Yang Tsui appelle un marché biaisé. Et nous sommes profondément ancrés dans ce marché aujourd'hui.

Après ce petit intermède ethnologico-historique, je nous invite à revenir à nos monnaies et à notre capital. Vous vous rappelez des paroles de l'ancien ? La vie d'un homme est articulée autour de trois axes : la naissance, la procréation et la mort. Chacun doit transmettre son virus avant d'expirer. Et pour ce faire, il est nécessaire de favoriser le développement des progénitures. Il faut que lesdites progénitures soient saines à la naissance et que leur croissance soit assurée au travers d'une alimentation, d'une sécurité et d'un équilibre (qui sera plus tard également intellectuel, affectif et psychologique, mais n'extrapolons pas) certain.

Les différences biologiques fondamentales entre les hommes et les femmes sont les suivantes :

la femme doit mobiliser sa physiologie pour la procréation

l'homme dispose d'une force physique supérieure à celle de la femme

la femme est fécondable par cycles et pendant environ 30 ans (en gros, 15 ans - 45 ans)

l'homme peut féconder depuis sa puberté jusqu'à sa mort, sans répondre à aucune contrainte, de cycle ou autre

Pourquoi la femme doit-elle mobiliser son anatomie pour la procréation ? Pour la simple et bonne raison qu'elle hébergera la gestation des petits d'hommes. Son ventre grossira pour abriter un f½tus fragile et gourmand alors que l'homme, de son côté demeure invariablement inchangé.

La femme dispose donc d'un capital gigantesque, car en plus de constituer un défouloir sexuel, elle est l'hôtesse de sa descendance et de celle de son conjoint. Le capital, le premier capital de la femme est donc son corps. Et ce corps doit répondre à plusieurs prérogatives, il doit être résolument robuste, afin de perdurer pendant la grossesse, il doit passer la grossesse et nourrir les progénitures d'un lait riche et sain giclant d'une poitrine remplie.

La beauté est un artifice esthétique qui a pour but de juger de la fécondité et de la capacité d'une femme à procréer. Aussi est-il interpellant de sonder l'histoire et de constater que c'est dans les périodes de famine que les femmes les plus rondes correspondaient le mieux aux canons de beauté de ces époques.

L'homme, lui, va transmettre son patrimoine génétique, mais surtout constituer une espèce de garde-manger / garde du corps, il va nourrir ses petits et leur mère et il va aussi les protéger. Ainsi, son physique représentera son potentiel de nourriture et de protection et sera sélectionné en fonction de ce capital, ce potentiel sera sa monnaie.

Ca y est, nous avons nos deux acteurs et leurs monnaies respectives, nous savons ce que chacun a à vendre et ce que chacun a à acheter. S'il est vrai que nous sommes très proches de ces hommes et ces femmes que je viens de décrire, il n'en est pas moins vrai que notre environnement a changé un tantinet.

Aujourd'hui, les hommes ne vont pas à la chasse alors que les femmes attendent dans la grotte en surveillant le feu et en contemplant les peintures rupestres. Aujourd'hui, la nourriture s'acquiert avec une carte bleue plutôt qu'avec une lance, aujourd'hui, le bon chasseur, l'homme fort et protecteur est l'homme riche.

Donc, par assimilation, nous arrivons à un modèle tout neuf, prêt à l'emploi. Attachez vos ceintures et reconnaissez-vous.

Avant de tout intégrer dans ce modèle, faisons un petit tour dans la modernité. Hommes et femmes ont pour priorité de faire survivre puis vivre leurs progénitures. Et comment cela se passe-t-il ? Une fois que les charmants bambins sont nourris, logés, blanchis, il faut leur assurer un équilibre intellectuel (leur permettant de subvenir à leurs propres besoins le moment venu), un équilibre affectif, psychologique (leur permettant de bien vivre leur ¼dipe et leurs névroses) et social (les conditionnant au modèle de société dans lequel ils vont évoluer, évitant tant que possible que lesdits bambins décapitent quiconque à la première contrariété).

Récapitulons : pour faire un bon enfant, il faut de quoi le nourrir, le loger, le blanchir, l'aimer, le cultiver, l'éduquer, le protéger, l'instruire, le tout dans l'environnement le plus propice qui soit.

Et à quoi sert l'amour ? Ben oui, dans tout ça, on a oublié l'amour. L'amour est un indicateur, une sorte de calculateur qui intègre tout un tas de paramètres dans la résolution d'un problème auquel on répond par oui ou par non. L'amour est un outil génial au service de la vie humaine, il prend en compte l'expansion de la race au niveau macro et la compatibilité génético-socioculturelle au niveau micro et les capacités de fécondation par-dessus le marché.

L'amour permet de mettre en valeur des compatibilités quand elles sont trop discrètes et permet d'oublier les incompatibilités quand elles sont trop voyantes. L'amour scelle les couples, assure la pérennité du couple et la stabilité de l'environnement dans lequel les enfants du couple vont évoluer - nous savons tous ce qu'il en est de la pérennité du couple après un temps... mais là n'est pas la question aujourd'hui, nous y reviendrons j'en suis sûr.

Nous avons fait un pas de plus dans la modélisation de notre marché, du marché du célibat tel que l'avait imaginé Yang Tsui. Avant de décrire la cohabitation de tous ces aspects, rappelons en quelques mots les éléments de la nouvelle donne :

l'homme doit être fort, aujourd'hui riche et à même de subvenir aux besoins de sa femme et de ses enfants (aux niveaux matériel, intellectuel, affectif, social)

la femme doit être belle et équilibrée (aux niveaux intellectuel, affectif, social)

En fait, il est mauvais pour un homme d'avoir un petit compte en banque, de la même manière qu'il est mauvais pour une femme d'être laide. Il est aussi mauvais, pour l'un ou pour l'autre, d'être hystérique, débile, etc. car l'équilibre de l'environnement de l'enfant en serait ébranlé.

Idéalement, et c'est une devise universelle pour nos deux acteurs, faut-il être équilibré, l'équilibre constitue une valeur sûre et plus il est profond, plus il est durable.

Nous sommes donc prêts à nous comprendre, à comprendre notre marché, à comprendre son fonctionnement, à comprendre notre fonctionnement.

Sur le marché, on voit, avec leurs paniers, gambader des femmes qui furètent aux différents emplacements, goûtent, négocient, essaient, testent, rejettent, achètent. Certaines pourraient acheter le marché entier d'un simple sourire, d'autres ne pourraient pas acheter un pneu crevé avec dix fois leur fortune.

Quand la femme est jeune, pas encore (psychologiquement, affectivement, socialement) prête à procréer, elle fouine, elle se renseigne, elle refuse bien des sollicitations et charme les hommes autant qu'elle est elle-même charmée par sa capacité à plaire et à être désirée, demandée.

En occident, entre 20 et 30 ans, il est bon qu'une femme procrée. Aussi sera-t-elle merveilleusement mûre à cet âge pour tomber amoureuse - car l'amour est le feu vert de la procréation.

En fonction de sa classe sociale, elle attachera plus ou moins d'importance à la culture et à l'intellect, aussi se mariera-t-elle tôt (vers 20 ans) si elle est d'origine modeste et tard si elle est d'origine plus aisée (vers 30 ans).

Chez les hommes, il faut environ ajouter 5 ans, disons entre 25 et 35 ans. Mais l'homme, comme nous l'avons vu plus tôt, peut tranquillement procréer jusqu'à 70 ans. Et quand hommes et femmes ont une trentaine d'années, tout change.

Ces mêmes femmes qui faisaient les difficiles, les chochottes quelques années plus tôt, ces mêmes femmes vont chercher à procréer. Je vous ai déjà parlé de l'horloge biologique ? Oui, et bien cette horloge les rattrape et leur indique qu'elles ont déjà consommé 50% de leur capital procréatoire... Et TOUTES les femmes de 30 ans entendent cette voix qui leur rappelle que plus de la moitié de leur capital s'est évaporé et qu'il faut songer à s'y mettre. Voilà pourquoi celles qui sont encore seules sont en quête... voilà pourquoi elles sont aussi un peu démunies car pour la première fois, elles ont plus besoin d'un homme qu'un homme a besoin d'elles...

Et là, là, elles sont prêtes à tout. Et comme elles ne savent pas draguer, rencontrer, provoquer car elles sont habituées à être sollicitées depuis près de 20 ans, elles sont larguées.

Et que fait une femme lambda en quête d'un homme ? Elle se brade, elle montre tout ce qu'elle avait caché pour limiter les ardeurs qu'elle attisait, elle dévoile ses charmes, parfois elle les étale, et pour reprendre l'image du marché, elle passe du côté de la demande et se brade, se colle une étiquette « en solde » sur le bout des tétons.

Le marché n'est pas bon ou méchant, ni juste ni injuste, le marché est un jeu à somme nulle, il est rigoureux et tranchant, il ne fait pas de cadeaux aux pauvres et ne fait pas de cadeaux aux riches.

Il faut savoir que le marché considère les différences intrinsèques entre les hommes et les femmes assez cruellement. Le marché voit que le capital de la femme est inné et ne fait que se déprécier à partir de la puberté. Le marché voit que le capital de l'homme est acquis et ne fait que s'apprécier à partir de la puberté.

L'inné, l'acquis. Le naturel, le culturel. La beauté, la richesse. Et partout on réclame l'équilibre.

Il est donc injuste envers le marché de s'étonner que les hommes soient attirés par des femmes belles et les femmes par des hommes riches. Pourtant, tous cherchent l'équilibre, tous cherchent l'amour... et tous vont au marché, et pourtant je vais au marché, et je vous trouverai au marché du célibat.

Une femme peut aimer un homme pour sa richesse alors qu'il est pauvre, s'il présente un potentiel (intelligence, culture, savoir-faire, héritage prochain, etc.), mais comme il est amusant de se rappeler à quel point le marché du célibat est un jeu à somme nulle, il est aussi intéressant de souligner que 85% des Français salariés touchent moins de 1 500 euros par mois.

Comme les être humains sont prétentieux, hommes et femmes confondus, ils refusent leur condition animale et acceptent difficilement que les femmes « aiment » les hommes pour leur richesse et que les hommes « aiment » les femmes pour leur beauté.

Etchacun éprouve la même gêne à aimer pour ces raisons.

On entendra parler de beauté intérieure, de richesse intérieure, de curiosité, d'humour, de finesse, etc. mais ces paramètres sont ceux qui vont compter dans la monnaie universelle : l'équilibre. Si on est riche dans cette monnaie-là, il faut tout de même posséder un minimum de la monnaie de son sexe, mais être équilibré reste un atout de taille.

Nous avons vu qu'il était rarissime de voir un homme riche avec une femme laide et de voir une belle femme avec un homme pauvre. Mais le grand directeur de la salle de marché a bien fait les choses, car les femmes les plus laides et/ou les plus névrosées trouveront l'âme s½ur ; les hommes les plus stupides et les plus pauvres en feront autant. Tôt, ou tard. Mais comme le directeur est prévenant, ce pourra être tard, mais très exceptionnellement trop tard.

Gardez espoir, tous, car si vous êtes seuls, vous allez voir vos critères d'exigence baisser, baisser, baisser jusqu'à ce que quelqu'un y corresponde. Et vous serez persuadés de rencontrer l'amour en rencontrant celui ou celle sur qui vous auriez vomi 5 ans plus tôt. Et vous ne vivrez pas heureux, mais croyez-moi, vous aurez beaucoup d'enfants.

Je répète, signe et persiste, l'amour n'est pas un conte de fée.

Vos critères d'exigence constituent le prix auquel vous acceptez de vous vendre, vous baissez vos critères, vous baissez le prix, vous êtes en solde, bradés, en deuxième démarque... et un jour, quelqu'un qui passera par-là mettra la main au portefeuille et paiera... avec sa monnaie, dévaluée ou non.

Mais vous ne saurez jamais, si vous vous bradez par précipitation, désespoir ou en fuyant les aiguilles de l'horloge biologique, vous ne saurez jamais à quel prix vous auriez pu rester et vous vendre.

Comprenez bien maintenant les lois de notre grand marché, la monnaie, l'offre, la demande, le marketing, les soldes, le crédit, l'achat impulsif, l'élasticité, le prix, la valeur, la sollicitation, le dumping (les nymphomanes et les milliardaires), les OPA... maintenant vous comprenez où nous sommes.

Maintenant vous voyez clair dans l'allégorie du marché de Yang Tsui, vous voyez que le libéralisme économique s'inspire des sciences sociales, vous voyez les correspondances qu'il a mis tant d'années à établir, et peut-être comprenez-vous aussi pourquoi cet homme a fini sur la montagne à dispenser des conseils et à fumer la pipe.

Nous en avons maintenant terminé avec l'apport de Yang Tsui, nous avons bien entendu ses idées et nous pouvons désormais revenir à l'objet initial de notre écrit.

Je disais que cette phrase de Grégoire, mon frère, m'avait interpellé, qu'il entendait les femmes dire que c'est quand elles s'y attendent le moins qu'elles rencontrent l'âme s½ur.

Quand j'ai trouvé les écrits de Yang Tsui sur la question, j'ai immédiatement fait le rapprochement, et oui, c'est normal, en fait, c'est évident. Si une femme ne s'y attend pas, c'est qu'elle n'est pas en quête, c'est qu'elle n'est pas obnubilée par son célibat, c'est qu'elle s'équilibre ailleurs, dans son travail, avec ses amis, ses distractions, ses lectures, ses voyages. Oui, elle détient alors l'équilibre, la monnaie universelle du marché, elle en est riche, elle est donc désirable, donc sollicitée.

Je souhaite dédier ces quelques phrases, ces quelques concepts rapportés, ces quelques idées et interrogations à toutes les femmes qui se sous-estiment, à toutes les femmes oppressées par leurs mères qui veulent que leurs filles procréent vite, à toutes les affamées, à toutes les désespérées.

Je ne dédie pas ces lignes aux femmes équilibrées, elles n'en ont pas besoin (et elles sont trop rares pour valoir un tir groupé).

Je ne dédie pas ces lignes aux hommes médiocres, maladroits, incultes, brutaux et violents, bêtes, gras et stupides, car tant qu'ils constituent une majorité (et c'est le cas !), ils permettent à une minorité de passer pour des mecs merveilleux en levant à peine le petit doigt.

Enfin, cet écrit fera office de proverbe pour aujourd'hui lundi, pour mardi et pour mercredi. Et ce sera à vous d'y trouver les voies de la sagesse, et ce sera à vous d'en extraire les phrases qui vous ont marqués.

Et pour ceux qui ont apprécié cette petite histoire, cette fois, je serai heureux, de leur part, de recevoir un petit mot, aussi court soit-il, un commentaire, une impression, un signe, quelque chose.

Je vous adresse mille douces pensées, soyez heureux aujourd'hui, soyez heureux demain, je pense à vous... et à vos enfants.

Victor

P.S : Photo : Lac de Retournemer (Vosges) vu de la roche du Diable.
# Posté le samedi 26 juillet 2008 04:00

De retour

De retour
Me revoilà avec du repos et des images plein la tête. Superbes vacances, je reprends dans une semaine, je vais en profiter et, ensuite, reprendre la route du centre de loisirs en ayant tout ça en tête.

Bon courage à tous, j'attends toujours des inscriptions... Faites passer l'info.

Mein General

PS : photo : Cascade de Tendon (Vosges)
# Posté le dimanche 20 juillet 2008 17:42

Johanna a disparu

Johanna a disparu
Décidément, l'enquête sur le stage 100% validé nous réserve encore des surprises.

Le Juge Céline Guénia a décidé de lancer un appel un appel à témoin concernant une stagiaire qui aurait disparu durant le fameux stage où tous les stagiaires ont été validés (voir notre article précédent)

Une certaine Johanna (notre photo) aurait fait partie de ce stage. Cependant, depuis la fin de ce dernier : aucune nouvelle de la jeune fille.

La commissaire Ursule a commencé à avoir des soupçons lors de la lecture du procès verbal du stage. Ce document, envoyé à la direction de la jeunesse et des sports, faisait état de 39 stagiaires. Or, le nombre maximum de stagiaires autorisé lors de ces stages est de 40. Les soupçons se sont d'autant plus confirmé à l'arrivée de cette photo sur le bureau de la commissaire.

Plusieurs versions pourraient alors expliquer cette disparition :
- La théorie génétique : Il est certain que les CEMEA cherchent à effectuer des manipulations génétiques en cherchant à reproduire l'une de leurs idoles : un hippopotame démantibulé à pattes crochues des mer du sud portant le nom d'Askawawa.

- la théorie accidentelle : Lors de leurs nombreuses activités, Johanna a t-elle eu un accident ? A t-elle reçu un freesbye directement sur le crâne, provocant ainsi une hémorragie interne ?

Peu de témoignages pour le moment car il semble que les stagiaires ait reçu des consignes claires à ce sujet.

Pour le moment, une chose est sûre : Johanna a disparu...

Iskiwiwi, indien journaliste
# Posté le vendredi 11 juillet 2008 04:06

Dépèche Urgente AFP

La nouvelle vient de tomber sur les téléscripteurs :

"Tous les stagiaires du stage de base BAFA de Wattignies ont obtenu une session satisfaisante"

Apprenant cela, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a immédiatement commandé une enquête approfondie auprès du parquet de Lille, confirmant ainsi la rumeur insistante qui courait autour de l'entourage présidentiel.

M. Sarkozy n'aurait, d'après une source proche du dossier, pas apprécié que l'exclusion, pourtant déclaré grande cause nationale depuis son élection en 2007, ne soit pas appliquée lors de ce stage.

"Le taux de 100% de réussite est une véritable insulte envers la présidence" a d'ailleurs déclaré François Fillon.

La juge d'instruction Céline Guénia, a qui a été confié le dossier, a immédiatement convoqué Stefan Slotala, le responsable du stage invoqué. Il risque une mise en examen dans la journée.

L'avocat de M. Slotala, Maitre Sibévoel, répondant à une interview de nos confrères de "La voix du Nord", s'est risqué à ce commentaire : "nous avons demandé une expertise graphologique afin de vérifier que mon client est bel et bien le signataire des livrets de formations incriminés".

Les CEMEA (NDLR : organisateur du stage) avait déjà été mis en cause dans diverses affaires du même genre. Ils figurent d'ailleurs dans la liste des mouvements sectaires depuis le début de l'année. D'après certains anciens adeptes, il y serait défendu des valeurs telles que : respect de l'enfant, respect du rythme de vie et prise en compte de l'individu dans le collectif.

"Nous avions déjà un ½il sur eux, déclare la jeune commissaire Ursule -chargée de l'enquête préliminaire- Cet organisme ayant été créé dans les années 1930, nous rencontrions quelques difficultés à les mettre en cause, tant le nombre d'adeptes, tenue secret, risquait d'être important. Nul doute que cette affaire pourrait sonner le glas de cet organisation".

A l'heure où nous écrivons cet article, peu de commentaires sont a signaler, tant cette affaire semble délicate. Aucun commentaire de la part des CEMEA qui préfèrent se masquer derrière un silence qui peut sembler suspect. Les suites de cette nouvelle affaire risquent pourtant de les toucher de plein fouet. A suivre....

Iskiwiwi, indien journaliste
# Posté le mercredi 09 juillet 2008 06:16